
ACCUEIL

LE RESEAU

VIVRE AU QUOTIDIEN

ACTUALITES

LA MALADIE

COMMUNICATION

ANNUAIRE

F. A. Q.

COMMENT ADHERER ?

FORUMS

LIENS UTILES

PARTENAIRES

CONTACTS


|

Maladie - Les traitements de la sclérose en plaques
Ce paragraphe nous permettra de vous présenter les différents aspects du traitement de la SEP aujourd’hui. Si bien sûr on ne sait pas encore guérir la SEP un certain nombre de traitements permettent de ralentir l’évolution de la maladie, de traiter les poussées et de soulager les symptômes liés à la maladie.
Ces traitements vous les connaissez souvent très bien. Vous trouverez en ligne les fiches extraites de la base de données nationale du médicament. Ces fiches sont très complètes et peuvent sembler trop complexes cependant elles vous permettent d’avoir les informations médicales les plus précises sur les médicaments. Nous les diffusons dans un souci de transparence, il ne faut surtout pas vous laisser impressionner par la liste des effets secondaires, ils sont tous signalés même s’il n’y a eu que un seul cas. L'équipe du LORSEP est à votre disposition pour tout complément d’information. |
|
Le traitement de fond utilisés dans les formes avec poussées. |
 |
Son intérêt est de diminuer les phénomènes inflammatoires. A ce jour, il existe deux types de traitements sur le marché : Les immunomodulateurs et les immunosuppresseurs.
Les Interferons beta (Avonex*, Betaféron* et Rebif*) et la Copaxone* sont des immuno-modulateurs. Ils sont administrés par voie sous-cutanée ou intra musculaire.
Les premiers vont agir sur les lymphocytes qui attaquent la myeline alors que la Copaxone* se présente comme un leurre et dévie l’action des lymphocytes de leur cible : la myéline. L’efficacité de ces traitements a été démontrée notamment en suivant une diminution du nombre de lésions inflammatoires visibles sur les IRM. En clinique, on observe également une diminution significative du nombre de lésions.
L’Imurel* et le Cellcept* appartiennent à la famille des immunosuppresseurs. Ils sont administrés par voie orale. Ils sont actuellement prescrits en cas d’intolérance aux traitements immunomodulateurs. Mais, contrairement aux Interférons et à la Copaxone*, leur efficacité n’a pas été clairement démontrée dans de grandes études.
Le traitement des poussées. |
 |
Avant de traiter, il est nécessaire de s’assurer qu’il s’agit bien d’une poussée et non de signes neurologiques liés à une « pseudo poussée » pouvant survenir dans un contexte de fièvre, d’effort physique, d’exposition à la chaleur.
C’est au médecin généraliste ou au neurologue que revient la décision du traitement en fonction de l’ancienneté des signes et de leur intensité. C’est donc à eux qu’il faut s’adresser afin qu’ils vous conseillent et prennent la décision qui convient dans votre situation après vous avoir examiné.
Partout en France, le traitement des poussées est le même : il s’agit d’administrer par voie intra-veineuse une forte dose de méthylprednisolone, c'est-à-dire de solumédrol* qui est un corticoïde, un dérivé de la cortisone. Ce traitement comporte en général trois perfusions de 1 gramme de solumédrol* en 3 jours. La première perfusion est pratiquement toujours réalisée à l’hôpital, les deux autres sont le plus souvent faites à domicile. Le réseau LORSEP tente de faciliter la prise en charge à domicile pour les patients qui le souhaitent. Des documents ont été élaborés à l’intention des infirmières à domicile, des médecins et des patients pour améliorer cette prise en charge. En cas d’allergie au Solumédrol*, le traitement peut-être remplacé par un autre médicament de la même famille : le Célestène*. Il est administré par voix intraveineuse. De façon exceptionnelle, en cas d’impossibilité de réaliser une perfusion, le traitement peut être donné par voie orale. Il suit alors le même schéma : 1 g de prednisone par jour durant trois jours. Ce traitement est exclusivement réalisé à l’hôpital
Le traitement des formes très évolutives et des formes sans poussées. |
 |
Le traitement des formes agressives de SEP
En cas d’échec du traitement immunomodulateur par interféron bêta ou par acétate de galtiramère, c'est-à-dire en cas de persistance des poussées au même rythme malgré ce traitement ou en cas d’apparition de séquelles, votre neurologue peut être amené à vous proposer un traitement plus agressif. Actuellement plusieurs traitements sont disponibles. Le natalizumab (Tysabri*), la mitoxantrone (Elsep*) et le cyclophosphamide (Endoxan*). Ces trois traitements sont administrés par voie intra veineuse, à l’hôpital exclusivement. Une IRM avec une injection de produit de contraste (gadolinium) est souvent nécessaire avant de les débuter afin de s’assurer que la maladie est bien dans une phase d’activité. Il est également nécessaire de réaliser un bilan sanguin.
Le Tysabri* agit sur les lymphocytes qui circulent dans les vaisseaux sanguins. Il les empêche de traverser la paroi des vaisseaux pour gagner le cerveau où ils sont responsables d’une cascade d’évènements conduisant à l’inflammation et à la démyélinisation. C’est un immunomodulateur. Il s’administre toutes les 4 semaines lors d’une perfusion d’une heure suivie d’une surveillance d’une heure aussi.
L’Elsep* est un immunosuppresseur utilisé en cancérologie à dose plus importante. Il est généralement prescrit en cas d’échec ou d’intolérance au Tysabri*. Il s’administre en 6 perfusions maximum en raison d’un risque d’atteinte cardiaque. Un suivi échographique est obligatoire avant et après le traitement. Ces perfusions sont espacées de 5 semaines. Un suivi sanguin est également nécessaire pour surveiller les globules blancs.
Le traitement des symptômes. |
 |
Les symptômes gênants doivent faire l’objet d’une prise en charge. Celle-ci peut être médicamenteuse mais aussi consister en une prise en charge rééducative.
Chaque symptôme doit faire l’objet d’une évaluation régulière et les traitements revus si nécessaire.
N’hésiter pas à aborder tous les problèmes qui vous gênent avec votre médecin même si vous pensez qu’ils n’ont pas de lien direct avec la maladie.
Téléchargement |
 |
Retour page précédente
|