ACCUEIL

LE RESEAU

VIVRE AU QUOTIDIEN

ACTUALITES

LA MALADIE

COMMUNICATION

ANNUAIRE

F. A. Q.

COMMENT ADHERER ?

FORUMS

LIENS UTILES

PARTENAIRES

CONTACTS

 

      


Cette série de questions fait partie des questions que l’on se pose fréquemment dans la sclérose en plaques lorsqu’on est confronté à cette maladie ou que cette maladie affecte un proche.
L’information présentée se veut la plus pratique possible. Elle ne peut être comparée à des conseils médicaux. Il appartient au patient de consulter son neurologue ou son médecin traitant pour obtenir des conseils précis concernant le diagnostic, les symptômes ou le traitement de la maladie.
 
Les thèmes:

FAQ - La SEP : les signes cliniques (5 questions)
les questions :
1. quels sont les signes qui font évoquer la maladie ?
2. quelles sont les différentes formes de SEP et leur évolution ?
3. qu'est-ce qui cause les symptômes de la SEP ?
4. qu'est-ce qu’une névrite optique ?
5. quelles sont les manifestations paroxystiques de la SEP ?
     
Les réponses :
 
Question : quels sont les signes qui font évoquer la maladie ?
Bien que la liste des symptômes possibles soit longue, la plupart des personnes n'en éprouveront que quelques-uns, surtout au début de la maladie.
Voici quelques symptômes possibles :
- Troubles moteurs (perte de la force musculaire, paralysie, fatigue).
- Troubles sensitifs (picotement, engourdissement, démangeaison ou douleur des jambes ou des bras, fourmillements, endormissements …).
- Troubles de la vision (perte temporaire de la vue d'un œil, vision double ou trouble).
- Troubles de la coordination (démarche ébrieuse, trouble de la coordination des membres, trouble de l’équilibre, maladresse et sensation ébrieuse).
- Déficience intellectuelle (troubles de la mémoire, de l'attention et de la concentration).
- Troubles urinaires; constipation, troubles sexuels.
 
Question : quelles sont les différentes formes de SEP et leur évolution ?
L’évolution de la SEP est le plus souvent imprévisible, tout comme il est impossible de déterminer la nature, la gravité ou le délai de progression de la maladie d'un patient à l'autre. Ainsi, chez un certain nombre de patients (20 à 30%) les poussées resteront rares et n’entraîneront que peu de gêne pour le patient dans sa vie quotidienne.
On distingue trois formes de la maladie :

La SEP Récurrente Rémittente (SEP RR) :

Il s'agit de la forme la plus courante de la SEP. Elle se caractérise par des poussées espacées de façon variable dans le temps. Une rechute ou une poussée est en fait l'apparition d'un nouveau symptôme ou la récurrence d'un ancien symptôme durant plus de 24 heures. La durée et l’évolution d'une rechute ou d'une poussée type sont assez constants : les symptômes apparaissent habituellement en quelques jours, sévissent pendant 3 ou 4 semaines, puis disparaissent graduellement sur une période d'environ un mois.
Il y a un rétablissement complet ou presque complet entre les poussées.
Éventuellement, chez les patients atteints de SEP RR, peut survenir, après plusieurs années, une phase chronique progressive, le plus souvent sans poussées (SEP secondairement progressive).

La SEP secondairement progressive (SEP SP) :

Il s’agit d’une forme qui fait suite à une phase Récurrente Rémittente (cf ci-dessus) et qui évolue progressivement sans poussées ou avec peu de poussées (aggravation progressive).

La SEP primaire progressive (SEP PP)

C’est une forme évoluant progressivement dès le début de la maladie.
 
Question : qu'est-ce qui cause les symptômes de la SEP ?
Les symptômes de la SEP sont causés par la démyélinisation des voies nerveuses. La démyélinisation est un processus au cours duquel la couche de myéline qui recouvre les nerfs est détruite. Cette démyélinisation est causée par une erreur dans le système immunitaire du corps. Les leucocytes (globules blancs) normalement chargés de la lutte contre les germes, se trompent et attaquent « périodiquement » la myéline du corps. La myéline est une gaine qui entoure les cellules nerveuses et aide à la transmission de messages ou d'impulsions nerveuses, envoyés par le cerveau ou destinés à celui-ci. Les endroits où la myéline a été endommagée ou détruite sont appelés « plaques ». Ces plaques causent des lésions en divers endroits du SNC et il s'agit des
« taches » qui sont visibles à l'IRM (imagerie par résonance magnétique) du SNC. La nature des symptômes de la SEP dépend de l'emplacement des plaques (ou lésions) dans le SNC. Par exemple, une plaque à la moelle épinière peut causer un affaiblissement ou un engourdissement des jambes ou des bras.
 
Question : qu'est-ce qu’une névrite optique ?
La névrite optique est caractérisée par une baisse de l’acuité visuelle, des douleurs à la mobilisation de l’œil. Elle s’installe en quelques jours et le plus souvent régresse totalement ou partiellement.
Lors de l’apparition de ces troubles, vous devez prévenir votre neurologue.
 
Question : quelles sont les manifestations paroxystiques de la SEP ?
La manifestation paroxystique la plus fréquente au cours de la SEP est la névralgie faciale. Elle est caractérisée par des décharges électriques très brèves et très intenses se répétant jusqu'à plusieurs centaines de fois par jour.
Les douleurs peuvent ressembler à des crampes et être dues à la raideur des jambes (spasticité). Les crises toniques des membres sont des spasmes douloureux brefs (1 minute) durant lesquelles les membres prennent une position tétaniforme ; elles sont souvent déclenchées par des stimuli sensitifs ou par le mouvement. Les douleurs peuvent également correspondre à des fourmillements, des brûlures et des décharges électriques. Il existe des traitements pour diminuer ces douleurs, nous vous conseillons d’en parler à votre neurologue.
Les expositions prolongées ou fréquentes au soleil peuvent favoriser des aggravations neurologiques transitoires comme le phénomène d’Uhthoff.
Ce phénomène est un blocage de la conduction de l’influx nerveux au sein des fibres démyélinisées et ne correspond en aucun cas à une poussée de la maladie ; il est ainsi tout à fait inapproprié d’utiliser une corticothérapie lorsque ce phénomène intervient.
Le seuil de déclenchement du phénomène d’Uhthoff est variable d’un malade à l’autre, mais il peut constituer un désagrément. Pour certaines personnes en effet, la chaleur ou l’effort physique peuvent entraîner une réactivation de symptômes neurologiques anciens, le plus souvent visuels, qui peuvent durer quelques heures et qui se dissipent après la baisse de la température corporelle. Il peut être prévenu en évitant de s’exposer aux situations déclenchantes (exposition prolongée à la chaleur, effort sportif trop intense…). Le phénomène d’Uhthoff ne constitue pas un facteur de gravité de la maladie, c’est pourquoi sa survenue, même désagréable, ne constitue pas un marqueur d’évolutivité de la maladie.
 
Vous ne trouvez pas la réponse à une question que vous vous posez ? n'hésitez à nous la transmettre !

 
 

  ACTUALITES | LE RESEAU | VIVRE AU QUOTIDIEN | FOIRE AUX QUESTIONS | LA MALADIE | ANNUAIRE
COMMENT ADHERER | LIENS UTILES | CONTACT | PARTENAIRES | FORUMS | ACCES PROFESSIONNELS