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| Question : quels sont les traitements de la SEP ? |
Il existe trois formes de traitement de la sclérose en plaques :
Les traitements symptomatiques : utilisés contre divers symptômes de la SEP comme la fatigue, les raideurs musculaires, la douleur, les troubles dépressifs, les troubles urinaires. Le paracétamol, les décontracturants musculaires et les antidépresseurs sont tous des exemples de traitements symptomatiques. Ils seront prescrits par votre médecin s’il les juge nécessaires. La kinésithérapie est aussi un traitement symptomatique.
Le traitement de la poussée : Corticostéroïdes : ils peuvent être utilisés au cours des poussées afin de réduire l'inflammation au cerveau et à la moelle épinière et d'accélérer la récupération, ils sont prescrits par votre médecin, par perfusion le plus souvent.
Les traitements de fond : ce sont des traitements pris en continu qui visent à modifier le cours de la maladie (par exemple : diminution de la fréquence des poussées). Ils appartiennent essentiellement à 2 classes : les interférons béta et l’acétate de glatiramer (Copaxone®). Ces médicaments sont disponibles uniquement sous forme injectable. Dans les formes sévères, des immunosuppresseurs peuvent être prescrits (Mitoxantrone, Endoxan). |
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| Question : qu'est-ce qu'un interféron ? |
Les interférons sont des protéines produites naturellement dans le corps. Ils appartiennent à un groupe d'agents chimiques appelés cytokines (littéralement, des transporteurs de cellules) qui peuvent avoir un impact sur les cellules dans le corps. En particulier, elles jouent un rôle dans le système immunitaire qui est composé de cellules spécialisées et d'agents chimiques dans notre sang et nos tissus qui aident à protéger le corps contre les infections. Les cytokines ont un rôle important à jouer dans la coordination du système immunitaire. Elles aident aussi à interrompre la réaction du système immunitaire lorsque l'infection a été éliminée.
En plus de leur impact sur le système immunitaire, les interférons peuvent aider à protéger contre les infections virales en empêchant la croissance et la reproduction virales. Dès les débuts de la recherche sur la sclérose en plaques, lorsque l'on pensait que la SEP pouvait résulter d'une infection, on portait un intérêt soutenu au rôle des interférons dans la protection contre les infections virales. Plus récemment, cependant, des chercheurs ont commencé à penser que c'est l'action des interférons sur le système immunitaire qui leur permet de ralentir la progression de la SEP. |
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| Question : qu’est-ce que la COPAXONE® ? |
On l’appelle aussi l’acétate de glatiramere ou encore le copolymer. Il s’agit d’un agrégat de protéine dont l’ensemble mime la protéine basique de la myéline qui est un des composants essentiels de la myéline de l’être humain. Apportée en grande quantité dans le cadre du traitement, le système immunitaire arrête alors d’attaquer cette protéine et protège la myéline. |
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| Question : quelles sont les différences entre les interférons β et la COPAXONE® ? |
| Les injections de copaxone sont plus fréquentes que pour les interférons β (chaque jour contre une fois tous les deux jours voire une fois par semaine). Les effets secondaires des interférons β comme le syndrome pseudo-grippal ou les problèmes biologiques ne sont pas rencontrés avec la copaxone. Par contre, celui-ci peut donner rarement une sensation de malaise juste après l’injection. |
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| Question : qu’est-ce que l'ELSEP® ? |
| Son nom scientifique est la mitoxantrone. Il s’agit d’un immunosuppresseur puissant administré obligatoirement en milieu hospitalier (en Hôpital de jour le plus souvent). Il s’agit d’un produit bleu. On le réserve à des formes de SEP assez actives. Le temps d’utilisation est en général limité à 6 perfusions à cause du risque d’effets secondaires notamment cardiaques. |
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| Question : qu’est-ce que l’ENDOXAN ® ? |
| On l’appelle aussi cyclophosphamide. Il s’agit d’un immunosuppresseur puissant administré obligatoirement en milieu hospitalier (en Hôpital de jour le plus souvent). |
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| Question : comment agit un interféron dans la SEP ? |
La SEP est une maladie qui comporte des modifications du système immunitaire. On croit que l'interféron bêta influence ces modifications de trois façons. Production de médiateurs de l’inflammation (cytokines) - augmentation de celles qui réduisent l'inflammation et réduction de celles qui produisent l'inflammation. Contrôle de certaines des fonctions des lymphocytes T (cellules du système immunitaire qui intervient dans la production des symptômes de la SEP). Contrôle du mouvement des lymphocytes T dans le système nerveux central là où ils peuvent provoquer des changements qui causent la SEP. |
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| Question : quelles sont les évolutions envisageables sous traitement par Immunomodulateurs ? |
| Cela dépend des cas. En moyenne, l’interféron diminue le nombre de poussées et ralentit la progression de la maladie, mais il faut aussi surtout retenir qu’il y a de très bons répondeurs au traitement et d’autres qui ont une moins bonne réponse. |
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| Question : combien de temps peut-on utiliser les Immunomodulateurs ? |
| Les interférons bêta peuvent a priori être utilisés au long cours sur décision du neurologue traitant. Il n’y a pas non plus de limite d’âge pour ce type de traitement. |
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| Question : quels sont les principaux effets indésirables des traitements par interféron bêta ? |
Au début du traitement, un certain nombre de patients peuvent présenter dans les suites de l'injection un symptôme dit "pseudo-grippal" (fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête). Ces phénomènes non systématiques sont généralement plus fréquents en début de traitement. Si vous souffrez de ces symptômes, parlez-en à votre neurologue car des traitements, tel que le paracétamol dans les suites immédiates de l'injection, peuvent permettre une atténuation de ces effets.
Une inflammation cutanée peut parfois survenir aux points d'injection.
Une diminution des globules blancs, une élévation des enzymes du foie, nécessitent la réalisation d'une prise de sang régulière au début du traitement.
Des réactions dépressives ont été rapportées. Un syndrome dépressif non stabilisé avant le traitement peut être une contre-indication au traitement, l'apparition de troubles de l'humeur pouvant amener à suspendre le traitement.
Il est primordial de faire au minimum une visite annuelle par le neurologue traitant. L’IRM est envisagée actuellement pour l’aide au diagnostic et la décision thérapeutique. Il n’est pas actuellement recommandé d’effectuer une surveillance systématique avec l’IRM dans la pratique quotidienne.
Surveillance spécifique au cours du traitement par interféron bêta :
-Une NFS (numération formule sanguine), une numération plaquettaire et un dosage des enzymes hépatiques devront être réalisés régulièrement au cours du traitement.
-En cas d’anomalie du bilan initial ou d’apparition d’une symptomatologie évocatrice de troubles thyroïdiens, généralement transitoires et d’intensité légère, des contrôles de routine (tous les 6 à 12 mois) devront être pratiqués. |
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